"Je partage avec vous des articles, poèmes, vidéos, citations, etc... en espérant que vous allez aimé." -Roland Lechasseur
C’est l’histoire d’un vieil homme et de son fils…
Dans une époque reculée, un vieil homme, fermier de son état, et son fils, vivaient seuls.
Ils étaient pauvres, et leur seul possession de valeur était une seule et unique jument qui avait déjà vu passer quelques hivers.
Un matin, le vieillard sort pour nourrir sa jument et s’aperçoit avec horreur que celle-ci s’est enfuie pendant la nuit.
D’autres fermiers passent devant chez lui et le plaignent.
“Toi, tu es pauvre. Tu n’as vraiment pas de chance ! Tu as perdu la seule possession de valeur dont tu disposais !”
Le vieil homme fronce les sourcils, et sa journée est clairement plus que fichue. Il vaque à ses occupations avec son fils et part travailler dans les champs.
Le soir, alors qu’il revient éreinté d’une longue journée de labeur, qu’elle n’est pas sa surprise de voir que sa jument est revenue et s’ébroue sagement dans son enclos accompagnée d’un fier étalon sauvage à qui elle a définitivement tapé dans l’oeil !
D’autres fermiers passent devant chez lui et le congratulent.
“Toi, tu es pauvre, mais pas pour longtemps à ce rythme ! Tu as vraiment de la chance ! Cet étalon est magnifique.”
Le vieil homme est comblé et son fils est émerveillé devant la magnificence de cet étalon.
Le lendemain matin, le fermier se réveille en sursaut au son des cris de douleur de son fils ! Celui-ci s’était levé pour admirer l’étalon et tenter de commencer son dressage. Le cheval, fougueux, l’avait renversé violemment en lui cassant la jambe.
D’autres fermiers pères et fils qui passaient par là, observent le vieillard qui porte secours à son fils et le plaignent.
“Toi, tu es pauvre… Et ta situation ne risque pas de s’améliorer. Tu vas devoir travailler tout seul dans les champs maintenant. Il va falloir du temps avant que ton fils soit guéri. Tu n’as vraiment pas de chance…”
Abattu… Le vieillard part travailler une fois son fils mis au lit. Il va devoir maintenant assumer seul le labeur de la ferme.
Le soir, alors qu’il revient exténué d’une journée de travail seul dans les champs, le vieil homme apprend que la guerre est déclarée. Tous les hommes et les jeunes gens en âge et en condition de porter les armes sont mobilisés.
Il est trop vieux pour cela, mais son fils, sans l’accident aurait sans doute été enrôlé ! Il n’en est rien, car ne pouvant plus marcher, il est naturellement écarté.
D’autres fermiers, pères dont les fils sont partis au combat, passent devant chez lui et l’observent avec envie…
“Toi, tu es pauvre… Mais tu as chez toi la plus grande richesse du monde ! Ton fils. Nous, nous ne reverrons sans doute jamais nos enfants qui sont partis à la guerre… Tu as vraiment de la chance !”
"La morale de cette histoire est simple… Les évènements ne sont jamais ni vraiment “bons” ni vraiment “mauvais”. Tout est question d’interpretation et de la vision d’ensemble que l’on peut avoir sur eux."
À moitié plein ou à moitié vide, le verre d'eau?
